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Mairie de Moyeuvre-Grande - Moselle (57)

Idéalement située,

à proximité de Thionville et Metz

Mairie de Moyeuvre-Grande - Moselle (57)

Surprenante,

avec ses Architectures 

Mairie de Moyeuvre-Grande - Moselle (57)

Une ville verte,

où il fait bon vivre 

Histoire

Origine du nom Moyeuvre-Grande

En 871, une charte de l’abbaye de Gorze appelle Moyeuvre-Grande une “manse” acquise par la dite abbaye, et située “in inferiori Modover”, ce qui signifie “à l’embouchure de l’eau bruyante”, ou “rivière”. Voilà donc notre ville nommée et pourvue d’un géniteur étymologique : le “ Modover ” (d’où dérive Moyeuvre), qui, quant à lui, se verra rebaptisé, et prendra le nom d’un des ses affluents, le Conroy.

Notre ville n’a pas attendu l’ère industrielle pour exploiter son gisement de fer dit “ minette ” ; dès le XIIIème siècle on mentionne des forges appartenant aux comtes de Bar, alors seigneurs du lieu. Il est à supposer qu’au XIVème siècle notre contrée possède plusieurs forges forestières, et c’est dès 1323 qu’Edouard 1er, comte de Bar, fait installer une forge hydraulique à Moyeuvre. Edouard 1er loue la forge à ses constructeurs Thouvignon et son fils Donat, qui en deviennent ainsi les premiers “ amodiataires ”, ou locataires. 

Rue Grammont
Rue Grammont
Rue Foch 1
Rue Foch 1
Rue Foch 2
Rue Foch 2
Usines de Moyeuvre-Grande 1
Usines de Moyeuvre-Grande 1
Canal de l
Canal de l'usine
Usines de Moyeuvre-Grande 2
Usines de Moyeuvre-Grande 2
Rue Poincaré
Rue Poincaré
Château
Château
Four à coke de l
Four à coke de l'usine de Moyeuvre-Grande

A la fin du XVème siècle, apparaît la première galerie de la minière dès lors, la forge ne cesse de progresser et de se développer. Au XVIème siècle, après une vaine tentative de mise en règle, revient le système de location. A la fin du siècle, Moyeuvre devient un important centre industriel, et Louis de Bettainvillers, amodiataire de 1596 à 1612, y installe en 1604 la première fonderie de la région. Il termine en outre la construction, commencée sans doute par son père, du château de Moyeuvre, sur la seigneurie dite “ de la grande cour ”. C’est le Maréchal De Fabert qui, après Louis De Bettainvillers, puis les frères Tauvain, attache son nom à la forge ; il lui assure une prospérité inespérée. Mais la guerre de Trente Ans détruit l’entreprise en grande partie, et c’est à Cury-Dieudonné de Bettainvillers, dit De Mansberg, que reviendra l’honneur de la relever. Il s’attirera un procès, en créant deux forges privées, qu’il se verra contraint de supprimer. Après lui, le marquis de Rennepont habite le château jusque vers 1730, date à laquelle il nomme un gérant du domaine. Après un premier bail à Georges Boisseau, la location se renouvelle en faveur de la famille Cochard.

Pendant la Révolution, le Seigneur De Gramont s’oppose aux mesures de suppression des privilèges, et meurt en pleine possession de ses biens. Sa veuve vend le château à la famille Cochard, en 1805. En ce début de siècle, la forge acquiert une importance départementale. Vers 1830, six galeries sont signalées, qui, en se rejoignant progressivement, aboutiront à la “ mine de Moyeuvre ”.

A la famille Cochard succède la maison De Wendel, qui donne à l’usine de Moyeuvre le visage d’une industrie européenne, tandis qu’elle transforme, en 1907, le château en l’hôpital, tout en lui conservant son caractère historique et son style Renaissance.

En 1929, la cokerie de Moyeuvre compte 163 fours actifs et produit 365000 tonnes de coke par an. En 1956, Moyeuvre-Grande est à son zénith : une cokerie (66 fours), une usine de traitement des sous-produits de distillation de la houille, 6 hauts fourneaux, 5 convertisseurs, un bloming, un train continu à biellettes et 9 convertisseurs à fer Marchand.

Le 31 janvier 1970, l’usine de Moyeuvre met fin à la longue tradition des “ métallos ” qui remonte au printemps de l’âge de fer en Lorraine. La dernière mine de Moyeuvre-Grande a, quant à elle, été fermée en juillet 1993.

La ville a été confrontée à des problèmes issus de l’activité minière passée :

  • L'ennoyage des galeries de mines, consécutif à l’arrêt du pompage des eaux d’exhaure, a entraîné une sulfatation de l’eau potable. Problème résolu en octobre 1999, grâce au raccordement du réseau d’eau potable de la ville au réseau du Syndicat Intercommunal des Eaux de Gravelotte et de la Vallée de l’Orne.
  • Infiltrations d’eau, depuis août 1998, dans les caves des bas quartiers de la commune. Ces infiltrations proviennent du fait que Moyeuvre-Grande est située au point le plus bas du bassin ferrifère Lorrain, qui s’étend de Bouligny dans la Meuse à Moyeuvre-Grande. C’est donc dans notre commune que s’opère la résurgence et le déversement des eaux d’exhaure depuis que l’ennoyage des galeries de mine est terminé.
  • Affaissements miniers : les 30, 31 octobre et les 1er et 2 novembre 1998, des affaissements miniers de 3 à 5 mètres de diamètre sont apparus dans les rues Heurteaux et Poincaré du quartier Cité Curel. Après de nombreuses études et investigations du sous-sol, le 19 janvier 1999, Mme Malgorn, Préfet de la Région Lorraine, Préfet de la Moselle, annonce l’évacuation de 43 familles, habitant dans une zone à risques miniers forts où la sécurité publique est menacée. Une seconde vague d’évacuation est annoncée le 25 mars 1999, 4 nouvelles familles doivent immédiatement quitter leurs habitations, et 18 autres seront évacuées lorsque les procédures d’indemnisation des familles auront abouti. D’autres habitations verront les galeries, qui passent sous leurs fondations, être comblées, ce qui permettra de maintenir la sécurité de leurs occupants.

Aujourd'hui

Moyeuvre-Grande est résolument tournée vers l'avenir, s'engageant avec conviction dans une politique de développement durable et solidaire.

Avec la réalisation d’un lotissement de près de 150 parcelles sur le plateau du Tréhémont et d'un autre de 31 parcelles sur celui de Froidcul, Moyeuvre-Grande entame son renouveau. 

Celui-ci passera également par la réalisation de plusieurs projets. Parmi ceux-ci, la réalisation en cours du projet "Coeur de ville" en face de la mairie, avec la création de 18 logements dont 12 réservés aux séniors et l'implantation en rez-de-chaussée d'activités de commerces et de services.

Une résidence de 54 logements dédiée aux séniors verra ensuite le jour à quelques centaines de mètres alors qu'un nouveau lotissement (l'Orée du Bois II) va démarrer à Froidcul, sans oublier le prochain déploiement de commerces de proximité sur la Zone d'Activités Pierre Bérégovoy située en entrée de ville.

Un quartier de Moyeuvre-Grande se nomme Froidcul.

Un nom qui prête à sourire, mais dont la signification est tout autre que ce que tout à chacun peut imaginer. Froidcul est un terme de vignoble : le froid-cul est le terroir qui ne produit pas de bon vin.